dimanche 23 juin 2013

La poésie Française episode 2:

Une seconde exploration des titres les plus extravagants,
ringards, magiques ou juste débiles,
à une époque ou tous les films se doivent d'avoir un seul mot
qui résume le film en guise de titre: Revolver, Scream, etc...

Il fut un temps où on se laissait aller (parfois trop) au délire le plus total,
le film ayant souvent bien du mal à faire honneur à son titre.
Trop tard, on était déjà dans la salle.
N'esperez pas trouver une pépite dans toute cette liste
(sauf si mentionné) car pour la plupart,
leur titre fou est leur seul attrait, il faut bien le dire.
Comédie poussives, érotisme soft et peu inventif,
dialogues minables et gags éculés abondent, 
et on comprend pourquoi ils sont devenus si rares
en ce qui concerne certains d'entre eux.
Tout le monde les a jeté à l'époque
et personne ne veut les distribuer à nouveau.
Passons en quelques uns en revue:
Les comédies tout d'abord:

CHAMPION du titre tout en longueur:
Mais qu'est-ce que j'ai fait au Bon Dieu pour avoir une femme qui boit dans les cafés avec les hommes? (1980)

Une sorte de chronique d'un couple de quarantenaire
qui fera (peut être) sourire les amateurs de Robert Castel
et son fameux accent pied noir.



Deuxième adaptation cinématographique d'une pièce de théâtre.
Le seul vague intérêt mis à part la présence d'acteurs tels que 
 Jacques Balutin, Serge Korber, Cabu (oui le dessinateur)
étant la co-réalisation signée François Truffaut 
(qui fait une brève apparition également).
 On le voit ici à gauche.




 Un film de l'acteur/réalisateur Michel Lemoine 
qui bien que n'étant pas franchement érotique
comme la quasi totalité de sa filmo, surfe sur la vague
des comédies de Max Pécas, avec nichons apparents.
 Truc marrant, l'affiche est signée par l'artiste David Lynch
qui bien qu'étant un homonyme du cinéaste
n'en est pas moins connu dans le milieu depuis.
 Les chansons de la B.O sont du fameux (,!)
Hurricane Fifi, Roi du Disco au sobriquet évocateur.

Un type qui pour son (seul) album pose
avec Brigitte Lahaye mérite le respect.



 L'histoire du Cid de Pierre Corneille 
dans une version satirique moderne et pas vraiment drôle.
De bons acteurs paumés dans ce joyeux bordel,
le film est plus connu sous son deuxième titre tout aussi stupide:
Arrête de ramer, t'attaques la falaise !
Vous me direz quel est l'intérêt de ce changement
à première vue inutile?
Et bien tout simplement parce que Meatballs,
film de camp de vacance d'Ivan Reitman avec Bill Murray
avait remporté la même année un succès honnête en France sous le titre:
Arrête de ramer, t'es sur le sable
Il est trouvable en DVD sous ce 2ème titre.

 Perdu entre polar et comédie sociale
ce film ne vaut que pour ses interprètes
bien qu'on les ai connu plus inspirés.


 (1978)
 
 Une comédie avec Jean Lefebvre 
comme beaucoup d'autres, hélas surtout les mauvaises.
Trouvable en DVD



 Pas connu également sous les titres:
"Sois beau, et tais-toi"
ou
"Tais-toi, et mange ta soupe!"
 Peu d'infos sur celui ci et certaines sont contradictoires,
alors si vous avez une piste, contactez moi.



 Les déboires d'une jeune équipe de rugby.
Comédie ado assez basique.
Raphaël Delpard a touché à beaucoup de genres,
dont le fantastique avec Clash (1984) et 
l'horreur avec le sympathique La nuit de la mort! (1980. 



 Petit film pas dénué de charme, même si les gags ne frisent pas le génie,
mais qui a le mérite d'avoir Henri Salvador dans le rôle principal
et une histoire bien trash pour l'époque, avec des sujets aussi chocs
 que la drogue ou la nécrophilie.
Le tout étant gentiment abordé mais fait preuve 
d'un humour noir assez libérateur.
Il est hélas invisible de nos jours, 
mais surveillez le cable ou le satellite 
qui diffusent ce genre de curiosité de temps à autres.


 Mis à part ce titre hautement crétin, 
ce film est une curiosité à un autre niveau, 
en effet c'est une des rares (voir la seule) comédie,
en tout cas volontaire, de Jean Rollin.
Il délaisse ses ruines embrumées et ses donzelles dénudées
errants sans fin autour d'une machine à fumée 
pour nous démontrer qu'il sait aussi faire rire.
Essai raté, puisqu'on ne sourit que rarement au cours de joyeux collage
de situations sans réel but ni scenario.



Pour en savoir plus voir cet article




L'une des diverses tentatives (infructueuses)
de Claude Mulot pour sortir du carcan du porno.
Il y était presque, puisqu'il eu l'honneur d'un caméo
de notre Johnny Hallyday national,
qui fût d'ailleurs honteusement utilisé sur une autre jaquette
VHS. On peut y voir une sorte de sosie au beau milieu
ainsi qu'un montage pitoyable 
d'une vieille photo de l'idole casée dans une voiture.
Tant qu'on y est il y a aussi une faute dans le nom
de la bête, puisque qu'Hallyday prend deux "Y.
N'importe quoi: à l'image du film.


Il a mal Jojo.



Adam est... Ève (1954) 


 La transexualité interessait déjà nos compatriotes en 1954,
avec ce film un peu étrange, entre comédie et critique sociale,
qui reste toujours plus réussi que le "Glen or Glenda" d'Ed Wood,
qui lui n'avait pas osé aller jusqu'au changement de sexe.



 Un ancêtre du docu/fiction qui se veut réaliste, 
mais tellement mal joué et ringard qu'on ne peut y croire une seconde.
Les dialogues lourdissimes, une voix off à la limite du pénible
et le ridicule de certaines situations, sont à la fois les handicaps
et les atouts (pour l'amateur déviant) de ce... truc.

Change de trou, ça fume!


Titre rigolo pour un film X qui n'existe pas vraiment,
puisqu'il s'agit d'un montage de divers métrages
de Gilbert Roussel, pratique courante à l'époque.
Aujourd'hui on appelle ça un "best of".
Remarquez que je vous mets au défi de définir
comment on choisit les meilleures scènes de sodomie
afin de faire un best of. Je cherche encore les critères...



Un titre qui en a fait fantasmer plus d'un à l'époque,
alors que cette version est la plus soft et laisse la place au coté comédie
qui n'est pas des plus réussi non plus.
La version hard titrée "Chantage" ne semble pas être sortie
même en VHS, ou peut être sous un autre titre. 
Mais je doutes qu'il en vaille le coup pour autant.
Allez savoir...

Poster américain sous le titre:
Check my Oil, Baby


Les fiancées d'Hitler 


Celui ci pourrait passer pour un énième ersatz d'Ilsa,
mais malgré l'ambiance suggérée par ces affiches,
le métrage est loin de la nazisploitation,
et pour cause, il est allemand.

Ce Lebensborn (1961) est plutôt un drame, 
et l'affiche germanique originale bien que beaucoup moins belle
reflète beaucoup mieux l'esprit du film.



 Le pied! (1975)


Une comédie qui se transforme en porno, c'était possible.
Afin de booster les entrés d'un mini budget jugé un peu faiblard,
on engageait une ou deux actrices, on tournait quelques scènes
 supplémentaires et hop. Le tour était joué.
Si seulement il faisaient la même chose avec des films
comme "les Seigneurs", on se marrerait peut être un peu plus. 

On se retrouve donc au final avec des acteurs connus
et Katia Tchenko côtoyant des bites en érection.




Bon allez, on ne rigole plus,
malgré ce titre digne de la "Handicapsploitation",
genre utilisant les difformités ou handicaps de leur vedettes
à des fins bassement commerciales auquel je consacrerai
un dossier un de ces jour sur VIDEOTOPSY.
Ce film est l'adaptation d'un polar de James Hadley Chase
et se revèle assez sympa, bien qu'un peu mou du genou.
On y retrouve Jane Birkin dans le rôle de la gonzesse sexy,
Bernard Fresson en gros bras,
Claude Brasseur incarne l'inspecteur
et Michael Dunn dans le rôle du nain, ce qui semble assez évident.
Pour les amnésiques, rappelons que Michael Dunn
est apparu dans un paquet de films des années 60/70
et restera pour tous le méchant Miguelito Loveless de la série
"Les mystères de l'ouest".
Ici en compagnie d'un autre méchant de la série,
le géant Richard Kiel

Quelques photos de tournage.

Pour terminer un film récent dont le titre et les non-qualités
évoquent immanquablement les bouses du temps jadis.



Une pléiade de vedettes
(Hasbeen, wanabe, neverbeen ou juste paumés)
dans un navet première classe, une comédie tellement pas drôle
qu'elle en devient irregardable. Pourtant j'ai essayé...
Avec les malheureux: Jean-Marie Bigard, Danièle Evenou,
Danièle Gilbert, Francis Lalanne, Julien Courbey,
le rapeur "La fouine" sous son vrai nom (Aïe la gaffe) Laouni Mouhid
et Jean-Pierre Castaldi, mais ce dernier
est habitué aux daubes puantes et à même transmis ce don
à son horrible et servile rejeton.
Qui veut une brochette de Porcs?

Vous pouvez tenter la bande annonce.

Pour les casse-cous vous pouvez tenter le film

Ce film est un DTN, c'est nouveau:
DIRECT TO NOWHERE
car il n'est jamais sortit en DVD,
juste une projo pour les potes du réal,
qui est aussi l'acteur principal (Ben tiens...)

Allez c'est tout pour l'instant...
Ciao!

1 commentaire:

  1. Belle plongée dans l'underground culturel français... Je n'en ai vu qu'un, il me semble, c'est "arrête de ramer, t'attaques la falaise", une horreur pas drôle, pas même souriante, sans narration, sans cul ni tête en somme.

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